Nos écoles deviennent des fournaises. Il est temps d'agir.

Chaque année, la canicule s'installe plus tôt et frappe plus fort. Des millions d'enfants et de personnels travaillent dans des salles qui dépassent trop souvent les 30 °C, dans des bâtiments conçus pour un climat qui n'existe plus.

Nous demandons à l'État d'accompagner et de soutenir la mobilisation citoyenne d'adaptation des écoles aux fortes chaleurs.

Nous demandons à toutes les citoyennes et citoyens inquiets et motivés de se mettre en action pour nous aider à relayer les solutions et faire bouger les lignes dans les écoles.

Le constat

Le réchauffement est déjà là. Le bâti scolaire français, lui, n'a pas bougé. Cinq chiffres pour prendre la mesure du problème.

  • 23 °C

    Le seuil où les performances cognitives commencent à chuter. Au-delà de 26 °C, chaque degré coûte environ 2 % ; +2 °C, c'est ‑4 % de résultats scolaires.

    Source : CTREQ, synthèse des études

  • 80 %

    des écoles ont été construites avant 1975, sans aucune prise en compte du confort d'été.

    Sources : Bon Pote, Aldes

  • ~4 000

    écoles fermées au moins une fois pendant les épisodes de chaleur récents, et ~11 000 contraintes d'adapter leurs horaires.

    Source : Public Sénat

  • 40–52 Md€

    le coût estimé de la rénovation du parc scolaire (~5 Md€/an). En 2026, le plan d'urgence a été amputé des deux tiers.

    Sources : Rapport du Sénat, revue de presse

  • 10–15 %

    du parc scolaire seulement a été rénové. 14 % des bâtiments répondent aux normes de basse consommation.

    Source : Hellio

Le constat détaillé, source par source

Pourquoi ça compte

Une salle de classe surchauffée n'est pas un simple inconfort. C'est un problème de santé et de sécurité : malaises, déshydratation, nuits sans sommeil pour des enfants qui reviennent épuisés le lendemain. Les personnels, eux aussi, encaissent des journées entières à surveiller, enseigner et porter des élèves à bout.

C'est aussi une injustice territoriale. Les communes les plus pauvres ont le bâti le plus dégradé et le moins de moyens pour le rénover. La double peine : mêmes vagues de chaleur, protections en moins.

Et c'est du temps d'apprentissage perdu. Journées écourtées, écoles fermées, épreuves d'examens perturbées : la chaleur grignote l'école publique. Comme le résument les chercheurs, « un élève qui a trop chaud n'apprend pas, il survit ».

Un enfant dans une classe par 35 °C
n'apprend rien.
Il survit.

Nos propositions d'action

Quatre leviers pour agir, dès maintenant :

  1. Constituer un réseau de parents et de citoyens mobilisés

    Rassembler celles et ceux qui veulent agir face à la chaleur dans les écoles, pour transformer des inquiétudes isolées en force collective.

  2. Faire peser la parole des parents auprès de leurs élus

    Porter la demande là où se décident les arbitrages, pour débloquer les budgets nécessaires à l'action.

  3. Identifier les solutions applicables avant l'été prochain

    Vous aider à repérer ce qui peut être mis en place dès maintenant, et vous équiper pour plaider ces solutions dans les écoles de vos enfants.

  4. Appeler le gouvernement à soutenir cette mobilisation

    Demander à l'État de faciliter l'action des parents et de la communauté éducative, plutôt que de la laisser reposer sur la seule bonne volonté de chacun.

Signer la pétition

Ajoutez votre nom à la mobilisation pour des écoles vivables.

Face à la chaleur, je rejoins le réseau d'action citoyenne pour protéger les écoles avant l'été prochain.

Partager la mobilisation autour de vous

Plus on sera nombreux à se battre pour des écoles vivables, plus les changements seront visibles ! Reprenons notre pouvoir citoyen en main !